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Archive for August, 2007

Si on choisit d’échanger des biens matériels, objets ou services, plûtot que des valeurs mésurées monétairement, c’est bien que l’on compte sur les objets pour subvertir ou contourner une économie officielle et les normes du marché. Posons-nous la question de ce que l’on attend des objets, de ce qu’on leur attribu comme pouvoir, de ce qu’on y investit comme croyance. L’objet libéré de sa valeur d’échange, purifié de tout contact avec l’argent, va-t-il révéler sa vraie valeur, valeur d’usage, valeur sentimentale, subjective, valeur sacré, valeur vécu?… L’intérêt de la pratique du troc est de nous confronter directement aux objets, donc en fait à la différence entre les espoires que l’on y investis et leur efficacité réelle.” — Jean-Ernest Joos. “L’objet : entre l’humain et l’inhumain” Esse arts + opinions 49 (2003), 38.

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COSGROVE, Stanley. Landscape, 1948 traded for conceptual business cards.

09 août 2007, Pergola,
25e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

COSGROVE, Stanley. Landscape, 1948. Oil on paper, mounted on masonite. 66.2 x 102.3 cm. National Gallery of Canada, Ottawa. Accession no. 4983. (Reproduced from Canadian Art : Catalogue of the National Gallery of Canada Ottawa. Vol. 1 / A-F. Eds. Charles C. Hill and Pierre B. Landry. Ottawa : National Gallery of Canada, 1988. p 213.) Traded for two conceptual business cards and a descriptive text.

Je suis très content que tu aies accepté ma proposition de troc pour ta
peinture. Voici donc pour ton blog la description des deux cartes que je t’ai proposées.
La première carte se lit : ” Clara Freeman / Effeuilleuse “, et elle a été conçue à la fin des années 80, alors que je travaillais en ” effeuillant ” le dictionnaire Robert pour réaliser des exercices de poésie conceptuelle; il s’agissait du pseudonyme que j’utilisais parfois pour des actions que je faisais lorsque je travaillais à la revue Inter. (En fait, je n’ai jamais utilisé cette carte, qui est donc demeuré un pur souvenir personnel.)
La deuxième carte, ” prière d’égarer “, est conçue comme un objet paradoxal et un accessoire d’intervention, qu’il m’arrive parfois de laisser dans différents lieux publics : il s’agit, pour quiconque la trouve, de la perdre à nouveau en l’égarant.” — Patrice Loubier

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Pendant que je peignais au quai, un monsieur m’a approché en demandant « c’est toi la fille avec qui l’on peut négocier ? » Il avait fait le tour du Symposium et par hasard, il était venu à la plage et il m’avait vue de loin sur le quai.

GAGNON, Clarence. In the Laurentians, Winter, 1910 traded for a lived experience.

09 July 2006, Atwater Market, Montreal
GAGNON, Clarence. In the Laurentians, Winter, 1910, oil on canvas. 60.0 x 81.3 cm. National Gallery of Canada, Ottawa. Accession no. 357. (Reproduced from Canadian Art : Catalogue of the National Gallery of Canada Ottawa. Vol. 2 / G-K. Ed. Pierre B. Landry. Ottawa : National Gallery of Canada, 1994. p. 15.) Traded for an experience lived in his place.

On a passé un peu de temps ensemble. Il était en vacances avec très peu des possessions personnelles et c’était difficile pour lui de trouver quelque chose à échanger. Je lui ai proposé de prendre quelque temps pour réfléchir et qu’il pouvait me rejoindre à Montréal pour faire le troc. Il m’a répondu qu’après aujourd’hui il n’existe plus. (more…)

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Le chasseur d’ours

Arthur HEMING, The Bear Hunter, 1910

17 août 2007, L’Église
25e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

HEMING, Arthur. The Bear Hunter, 1910. Monochrome oil on canvas. 42.6 x 30.9 cm (image); 49.8 x 36.2 cm (canvas). National Gallery of Canada, Ottawa. Accession no. 218. (Reproduced from Canadian Art : Catalogue of the National Gallery of Canada Ottawa. Vol. 2 / G-K. Ed. Pierre B. Landry. Ottawa : National Gallery of Canada, 1994. p. 116.)

Cette toile fut inspirée par un couple de Les Éboulements qui ont une grande ouverture d’esprit, à tel point qu’ils accueillent des gens défavorisés chez eux pour leur faire vivre une expérience dans la nature. Pendant leur séjour, le monsieur accompagne ces gens en randonnée. Il est également un chasseur d’ours. Bien que cette toile n’est pas strictement un paysage, il témoigne d’une image, celle de l’homme dans la nature, identité que nous avons en tant que peuple descendant des coureurs de bois, des chasseurs et des pionniers qui ont exploré ce pays sauvage. (more…)

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William BRIMNER, Early Moonrise in September, 1899 traded for Jimmy PERRON, Pêche sur le Porsche, 2007

June 18 2007, Marché Atwater / Atwater Market, Montréal
BRYMNER, William. Early Moonrise in September, 1899. Oil on canvas. 74.2 x 102.1 cm. National Gallery of Canada, Ottawa. Accession no. 42. (Reproduced from Canadian Art : Catalogue of the National Gallery of Canada Ottawa. Vol. 1 / A-F. Eds. Charles C. Hill and Pierre B. Landry. Ottawa : National Gallery of Canada, 1988. p. 149) Traded for a painting by Jimmy PERRON. Pêche sur le Porsche, 2007.

La semaine dernière, j’ai fait la connaissance de Jimmy Perron, un artiste de Baie-Saint-Paul, représenté par plusieurs galeries commerciales québécoises. Nous avons eu une petite discussion concernant les différents milieux de l’art. Il m’a expliqué son désir de faire partie du Symposium. (more…)

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But this is not why she bought the pictures, way back then. She bought them because she wanted them. She wanted something that was in them, although she could not have said at the time what it was. It was not peace : she does not find them peaceful in the least. Looking at them fills her with a wordless unease. Despite the fact that there are no people in them or even animals, it’s as if there is something, or someone, looking back out.” – Margaret Atwood, “Death by Landscape” in Wilderness Tips (Toronto : Emblem Editions, 1999), 92.

A significant difficulty of this project is the vulnerable position I put myself into. This vulnerability is voluntary and part of the boundaries of what I would like to test. How do others choose to treat me when I put myself at their disposition? Where are the limits of respect in our engagement? Will others abuse or take advantage of me?

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Karl et J.-P. Boily, deux ados de Baie-Saint-Paul m’ont regardé faire une toile d’Emily Car. Lorsqu’ils m’ont vu assembler mon chevalet devant la pergola (un lieu de rencontre pour les jeunes de la ville), ils ont crié « chu tanné dé touèle » ce qui est tout à fait compréhensible vu qu’ils sont entourés de galeries remplies de jolies toiles à vendre aux touristes. Malgré leur mécontentement, au début de mon installation, ils sont finalement venu me voir et nous avons passé une heure à discuter de l’histoire d’Emily Carr et de leurs préférences musicales (c’était intéressant de voir que leurs choix musicaux étaient très proches des miens à leur âge).

Ils ont une gig au Balcon Vert le 18 août à 21h (c’est gratuit). Leurs inspirations musicales sont Silver Chair et Nirvana. J’ai leur fait une couverture d’album…

Karl et JP Boily, Baie-Saint-Paul, Québec

11 août 2007, Pergola,
25e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

Emily CARR, Cumshewa, c.1912. Watercolour over graphite on illustration board. 52 x 75.5 cm. National Gallery of Canada, Ottawa. Accession no. 6103. (Reproduced from Canadian Art : Catalogue of the National Gallery of Canada Ottawa. Vol. 1 / A-F. Eds. Charles C. Hill and Pierre B. Landry. Ottawa : National Gallery of Canada, 1988. p 173.)

Et voici Karl et Boily en spectacle.
Karl et Boily, Le Balcon Vert - Photo par Simon Bilodeau

Image de le spectacle au Balcon Vert (Photo pris par Simon Bilodeau).

Je leur ai apporté à chacun une copie de la couverture de l’album avec un CD vierge, pour les encourager à enregistrer leur musique. Je les ai présentés avant qu’ils jouent leur « set ». Ils étaient très nerveux, mais très touchés aussi de recevoir ce souvenir de notre après-midi ensemble, en disant avec politesse qu’ils ne s’attendaient pas à ça.

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